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- Un savoir-faire qui trouve ses racines au 16ème siècle.
Alors que les négociants de soie de Lyon, étaient confrontés à des mouvements sociaux, des paysans de la région de Saint-Etienne, acceptèrent de travailler en sous-traitance. Recevant des négociants le fil et les modèles, ces derniers, devenus passementiers, convertissaient, sur leurs métiers en bois, la soie en rubans décoratifs. A a fin du siècle, Olivier de Serres introduisit la culture des vers à soie dans la vallée du Rhône, développant ainsi une source locale de fils de qualité. Vint ensuite l'invention capitale du métier Jacquard (ancêtre des métiers à tisser modernes), rendant possible la production de dessins élaborés et apportant ainsi une renommée mondiale aux étoffes lyonnaises et aux rubans stéphanois.
- La rubanerie stéphanoise à son apogée au 19ème siècle.
Des usines virent le jour et l'innovation technique des métiers à navettes fut favorisée par le savoir-faire local en mécanique de précision. Les fils artificiels, introduits au début du 20ème siècle, permirent une production plus rapide et moins onéreuse, favorisant l'ouverture de nouveaux marchés.
- Chaleyer et Canet développe le négoce de la soierie
André Santoni reprend, en 1959, la société exploitée par Messieurs Chaleyer et Canet, négociants en tissus pour hauts parleurs ainsi que celui de rubans de broderies utilisé pour les dentelles de Calais. Le chiffre d'affaires de la société dont l'activité commerciale était principalement développée à Paris, s'élevait à environ 100 000 euros. Le rachat diversifiait et complétait l'activité de la société Tardy, grossiste en rubans mercerie, écharpes et foulards. En 1962, Bernard, fils d'André Santoni reprend les rênes de la société et développe un concept de nœuds prêts à poser. Cette innovation constitue une première en France et révolutionne l'utilisation du ruban, simplifiant sa pose sur de multiples supports industriels. Le procédé est alors adopté par de nombreux clients, parfumeurs et industriels des métiers de bouche. En 1980, Bernard Santoni décida d'investir dans des machines à découper le ruban à partir de tissu. Du négoce à la fabrication, le pas était franchi, et constituait une étape déterminante pour Chaleyer et Canet. Cette fabrication innovante a été le déclencheur d'une nouvelle implication de l'entreprise dans le domaine de l'emballage. Dans les années 90, elle s'investit de plus en plus dans l'impression, la découpe et le façonnage, tout en conservant une activité de négoce. Aujourd'hui, pour répondre à la demande industrielle et s'adapter à la réalité économique, la société conçoit également de nouveaux produits dont elle sous-traite la fabrication.
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